Le clip de promotion de son nouveau mouvement « En Marche » accumule les poncifs et les images aseptisées. Mais le pire, c’est la musique.

Bon, soyons francs. On n’est pas du genre à tirer sur l’ambulance. Le clip de lancement du mouvement d’Emmanuel Macron a déjà été suffisamment moqué. Pas besoin d’en rajouter. Le ministre de l’Economie qui vante l’approche « authentique, vraie, sincère » de sa démarche s’appuie sur un clip bourré de plan issus des grandes banques d’images vidéo anglo-saxonnes. Quand il parle des français, il n’en montre en réalité pas beaucoup. Et s’il veut promouvoir une approche différente, ce n’est pas du tout ce qu’affiche le petit film de son mouvement.

Le Petit Journal en fait son miel. On peut comprendre. Exposer les dessous des grandes opérations de communication, et leurs petits arrangements avec la vérité, c’est l’exercice préféré de Yann Barthès et de son équipe de fin limiers.

On en retiendra quand même que Macron est encore un bleu en communication politique pour ne pas prendre gare à ce genre de production. Ou alors, il a fait appel à des gens très peu compétents et pas très précautionneux. On peut imaginer que c’est le manque de moyens qui a poussé le jeune ministre à se tourner vers ce genre d’achat d’image mais n’importe quel professionnel un peu sérieux l’aurait mis en garde sur l’origine de ces plans. Il faut parfois faire moins beau pour être plus juste. Il faut juste que l’égo l’accepte.

Côté musique, c’est la même chose, mais en pire. La même chose, parce qu’on est dans ces musiques bien aseptisées, mille fois entendues, qui font jeune mais pas trop, qui font moderne sans heurter le troisième âge. Entre rock et folk, populaire, universel à souhait. Sans saveur et sans odeur. Ça sent la musique de stock, comme les jolies images des banques vidéo évoquées plus haut. En pire, parce qu’au moins les images sont diverses, elles se déroulent avec du rythme, il y a du contraste entre les séquences, alors que côté musique, c’est morne plaine. Le morceau choisi se répète encore et encore. Il lisse se clip et écrase le déroulé global du message. Tout est égal à tout, le problème et la solution. Le texte et ses nuances s’en trouvent écrasés. Là encore, on se dit que ceux qui ont produit le clip n’y connaissent pas grand-chose même si, on s’y attend, on nous opposera qu’il n’y avait pas d’argent à mettre dans la musique. Sauf qu’on le sait bien, un mauvais choix ne coûte jamais moins cher qu’un bon choix.

Qui donc a conseillé le ministre et produit ce clip catastrophique. On va chercher…

1 COMMENTAIRE

  1. Si le son et plus particulièrement la musique étaient reconnus aujourd’hui comme de vrais vecteurs significatifs , ça se saurait. Et bien malheureusement, ce n’est pas le cas de façon générale et ce quelques soient les supports audiovisuels. Donc rien de très étonnant que sur des images inappropriées, il y ait un choix sonore , voire un “non choix” comme souvent, tout aussi inapproprié. Cela permet au moins d’homogénéiser l’ensemble 😉

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