Dans l’art, ce don très spécifique a permis à certains artistes d’entendre les couleurs ou de voir les sons. Cela a donné lieu à des réalisations pour le moins extraordinaires. C’est le cas par exemple du peintre Vassily Kandinsky devenu célèbre pour ses œuvres « mélodiques ».

Jacques Lusseyran avait quant à lui perdu la vue et disait : “je n’entendais plus les sons, je les voyais. L’orchestre était comme un peintre, il me submergeait de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel”. Enfin l’un des exemples les plus probants est sans doute celui du compositeur Olivier Maessian qui décrit ainsi l’un des mouvements de son quatuor : « bleu et mauve, doré et vert, et rouge violet avec une tonalité gris acier”, et disant à propos d’un paysage japonais : “le vert des pins du Japon, le blanc et or du temple Shinto, le bleu de la mer et le rouge du porche, voilà ce que je voulais traduire presque littéralement dans ma musique”.

C’est également le cas de la pianiste Hélène Grimaud :

Enfin, le synesthète le plus célèbre reste sans doute Duke Ellington qui voyait en couleurs le mariage des timbres des instruments. Une preuve si besoin en est que ce « trouble » serait plutôt un don qui permettrait d’associer de manière nouvelle les différentes formes d’expression et les arts. Des portes ouvertes à de nouvelles expériences sensorielles.

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